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Août
2005 marquait déjà le vingtième anniversaire
de la tragique disparition de Philippe de Dieuleveult au Zaïre.
Pourtant, il est encore présent dans toutes nos mémoires
comme animateur de l'émission "La Chasse aux Trésors".
Parmi
les nombreux jeux télévisés ayant été
produits, il en est un qui s'est démarqué singulièrement
de tous les autres car il a été le seul à
allier l'exotisme, la culture, l'histoire, l'aventure, le suspense
et ... l'hélicoptère : il s'agit de la Chasse
au Trésor imaginée par Jacques Antoine. Le principe
du jeu était simple : deux candidats en studio à
Paris télécommandaient par radio un détective-reporter
n'importe où dans le monde afin de résoudre une
énigme et de retrouver un trésor caché
par les producteurs. Cette émission n'aurait certainement
jamais eu le succès qu'elle a eu sans la spontanéité,
le dynamisme et l'image même de la gentillesse du détective-reporter,
Philippe de Dieuleveult. D'ailleurs, toutes les tentatives en
vue de recréer par la suite une nouvelle série
similaire (notamment avec la jolie Nathalie Simon sur TF1) n'ont
jamais réellement percé, mis à part, peut-être,
la Carte aux Trésors animée par Sylvain Augier
(aussi pilote d'hélicoptères), d'abord, et par
Marc Bessou, ensuite. La Chasse au Trésor est ainsi rapidement
devenue indissociable du personnage de Philppe de Dieuleveult,
sorte de "Tintin" des temps modernes, tout de rouge
vêtu.

Philippe
de Dieuleveult à bord d'une Alouette III.
Photo
: collection Jean-Jacques FAUQUETTE.
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Sur
le plan technique, le principe de la Chasse au Trésor
était assez simple vu les limitations du matériel
de l'époque. Les candidats étaient en liaison
radio avec Philippe de Dieuleveult. Un avion assurant le relais
radio tournait en permanence au-dessus du lieu où se
déroulait la chasse. Pour le son, c'était donc
du direct en duplex. Bien souvent, le technicien radio était
Jean-Paul
Le Fur (tragiquement décédé dans l'accident
d'hélicoptère qui a coûté la vie,
notamment, à Thierry Sabine et Daniel Balavoine lors
d'un sombre Paris-Dakar). En ce qui concernait l'image, les
systèmes de prises de vues n'étaient pas aussi
compacts que les caméras actuelles. Au début des
années quatre-vingt, le standard couramment utilisé
en vidéo professionnelle était le U-Matic nécessitant
un enregistreur assez lourd et indépendant de la caméra.
L'équipe vidéo était donc constituée
d'un cameraman ainsi que d'un assistant portant le magnétoscope.
Ils étaient reliés entre eux par un câble.
Les images étaient enregistrées simultanément
sur le plateau du studio à Paris ainsi que sur le lieu
de la chasse. Si, dans le cas du studio, plusieurs caméras
étaient mises en oeuvre, sur le terrain, il n'y en avait
qu'une seule. Le cameraman était donc responsable de
la couverture totale de l'événement en un seul
plan séquence de plus de 55 minutes, durée normale
du jeu. Par la suite, une fois la cassette revenue en France
après le tournage, le montage définitif pouvait
avoir lieu en post-production en effectuant le mélange
des images enregistrées en studio avec celles tournées
sur place. Après cela, les émissions étaient
prêtes à être diffusées sur les différentes
chaînes de télévisions francophones.
Durant
les quatre années au cours desquelles cette émission
devenue légendaire a été diffusée,
Philippe de Dieuleveult a eu l'occasion d'emprunter différents
types d'hélicoptères dont certains assez rares
comme un Fairchild Hiller FH-1100 au Québec ou un Mil
Mi 8 des Forces Révolutionnaires de Cuba à la
Havane. Bien entendu, il a également embarqué
à bord de bon nombre d'Alouette et de Lama.
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